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15 janvier 2008

Eclairage sur les relations avec la Chine

Sécurité alimentaire : - mai 2007 En 2006, peut-être une centaine de personnes seraient mortes au Panama après avoir ingéré du sirop contenant du glycol de diéthylène, un solvant industriel utilisé, entre autres, dans la fabrication d'antigel. Plus récemment, les autorités panaméennes et celles de la République dominicaine ont annoncé avoir trouvé des traces de ce même glycol de diéthylène dans 6 000 tubes de dentifrices fabriqués en Chine et vendus sous le nom de « Mr cool » et « Excel ». Contrefaçons : - janvier 2007 L'économie mondiale souffrirait d'un manque à gagner d'au moins 100 milliards de dollars (77 milliards d'euros) dû à la contrefaçon, selon l'Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI). La Russie et la Chine sont particulièrement visées en tant que principaux producteurs. Cette étude confirme de récentes conclusions de la Commission européenne, selon lesquelles deux tiers des saisies dans l'UE proviennent de Chine. La Russie, l'Ukraine, le Chili et la Turquie suivent dans le peloton de tête. Le rappel de 1,5 million de jouets Fisher Price ravive les craintes sur les "made in China" - août 2007Les scandales se multiplient aux Etats-Unis sur la sécurité des produits importés de Chine. Des jouets vendus par Mattel contiendraient du plomb. Le géant américain du jouet Mattel vient à son tour de subir une mésaventure liée à des produits "made in China". - novembre 2007 A l'occasion d'une campagne menée dans le Guangdong, principale province de production des jouets pour l'exportation, l'administration chargée de la supervision de la qualité a contrôlé 1 726 usines de jouets, soit 85 % de leur nombre total. Prêt-à-porter : les marques européennes à l'assaut de la Chine - août 2007 Après Hongkong, les enseignes européennes de prêt-à-porter de moyenne gamme s'implantent résolument en Chine continentale. Une tendance qui s'est nettement accélérée depuis quelques mois. Zara en 2006, H & M ce printemps, C & A cet été... La Chine veut attirer la recherche pharmaceutique occidentale - décembre 2007 CINQ MILLIONS de chinois infectés dans les hôpitaux chaque année, 50 millions de malades du sida en 2007, 600 millions de personnes incapables de financer un soin sur la durée... ces chiffres situent l'ampleur des problèmes de santé en Chine. Le yuan sous-évalué fait monter les tensions - avril 2007 Les pressions américaines pour que la Chine réévalue sa devise, le yuan, considérée comme une arme de dumping commercial, sont montées d'un cran, vendredi 30 mars : invoquant des subventions aux producteurs chinois de papier couché - destiné aux imprimantes et au dessin La Chine lance son fonds souverain China Investment Company Ltd (CIC), 200 milliards de dollars, créé en 2007.Ce véhicule d'investissement a pour vocation de placer une partie du trésor de guerre de Pékin sur les marchés boursiers ( plus de 1 000 milliards d'euros de réserves de devises, les plus vastes de la planète). Un marché juteux pour Areva - novembre 2007 L'un des contrats les plus attendus lors de la visite de Nicolas Sarkozy en Chine est celui des deux réacteurs EPR (à eau pressurisée) de troisième génération que Areva devrait fournir à la Chine, en même temps que les services liés au combustible uranium servant à les faire fonctionner.

22 novembre 2007

QU'EST-CE QUE LA TVA SOCIALE?

TVA, TVA sociale, quelle est la différence ? Source : TF LCI le 12/06/2007 - 18h43 Alors que le gouvernement souhaite arrêter de taxer l'emploi, l'idée d'une "TVA sociale", sur le modèle allemand, semble faire son chemin. Le mécanisme dit de "TVA sociale", qui fait débat, consiste à basculer une partie du financement de la Sécurité sociale des entreprises vers les ménages. Cela se fait via une baisse des cotisations patronales et une hausse simultanée de la taxe sur la valeur ajoutée. Pour ses promoteurs, en tête desquels les entreprises, ce transfert de charges permet d'alléger le coût du travail en France et de taxer davantage les produits importés, notamment ceux en provenance des pays à bas coûts. Aux yeux de ses détracteurs, à gauche notamment, le système entraîne surtout une augmentation des prix qui pénalise les consommateurs, en particulier les plus modestes. La mesure vient d'être mise en place en Allemagne où le gouvernement a relevé le taux principal de cet impôt indirect à 19% début 2007, contre 16% auparavant. Un tiers des recettes supplémentaires a été affecté à un allègement des cotisations patronales et le restant, aux finances de l'Etat fédéral. En revanche, le taux réduit de 7% appliqué à presque tous les produits alimentaires, aux transports en commun, aux livres ou encore aux journaux, n'a pas varié. Les loyers ou les prestations de santé sont eux exemptés de TVA. Un impôt en or La France dispose de moins de marge de manœuvre puisque le taux de TVA principal y atteint déjà 19,6%, un niveau dans la moyenne de l'Europe où la plupart des pays affichent un taux de TVA standard compris entre 19 et 20%. Seules exception : l'Espagne (TVA à 16%), la Grande-Bretagne (17,5%), la Suède (25%) et le Danemark (25% également, sans taux réduit). Comme dans plusieurs autres pays, certains secteurs bénéficient toutefois en France de taux de TVA réduits, à 5,5% (produits agricoles, produits culturels ou travaux de rénovation des logements) ou 2,1% (médicaments remboursés par la Sécu). Un taux de 33,33% appliqué sur les produits de luxe a été supprimé en 1992. Invention française, la taxe sur la valeur ajoutée, créée en 1954, s'applique sur le prix de vente hors taxes de tous les biens et services. C'est l'impôt qui rapporte le plus aux finances publiques, environ 126 milliards d'euros en 2006, soit presque la moitié des recettes fiscales.

19 novembre 2007

La Chine, premier partenaire commercial de l'Australie

RELATIONS ENTRE LA CHINE ET L’AUSTRALIE L’Australie fournit 40% des importations chinoises de minerai de fer. La Chine en a besoin pour développer ses infrastructures et soutenir son industrialisation. L’économie australienne a bénéficié de la baisse des produits manufacturés et de la hausse des prix des matières premières. La Chine est devenue le premier partenaire commercial de l’ Australie , avant le Japon et les Etats-Unis.

Michelin en Asie

Michelin veut accélérer en Asie pour contrer l'offensive de Bridgestone Le groupe français s'est lancé dans un plan d'amélioration de sa productivité. En chine, il va doubler sa capacité de production dans les pneus poids lourds Le Monde du 20 novembre 2007 Malgré une forte concentration du marché du pneumatique, la bataille entre les groupes japonais Bridgestone, français Michelin et américain Goodyear s'intensifie. Les trois géants détiennent, à eux trois, 54 % du marché mondial, selon le magazine Tire Business. Mais Bridgestone, qui fait la course en tête, veut accélérer. Il y a quelques semaines, le groupe japonais a annoncé son intention d'investir 1,12 milliard de yens (6,8 milliards d'euros) d'ici 2013. Cet investissement représente une hausse de 14 % par rapport à celui réalisé en moyenne entre 2003 et 2008. Bridgestone va ouvrir de nouvelles usines au Mexique, en Pologne, en Hongrie mais aussi au japon. " Notre objectif est d'être le numéro un imbattable des pneus ", a déclaré Shoshi Arakawa, le patron de Bridgestone. Michelin a senti le danger et est en train de réagir pour ne pas se laisser distancer. " Ce n'est pas une surprise, confie Michel Rollier, gérant commandité du groupe Michelin. Et nous devons compter avec l'arrivée de nouveaux concurrents - des manufacturiers coréens et chinois - que nous prenons très au sérieux même s'ils ne sont pas encore des compétiteurs directs. Mais nos pneus sont plus chers et le resteront. C'est pour cela que je répète régulièrement que nous devons accélérer nos progrès en matière de productivité car elle est globalement inférieure à celles de nos concurrents. " M. Rollier affirme que l'essentiel du gisement de productivité est réalisable dans les usines existantes. Après la fermeture de son usine Kléber de Toul (Meurthe et Moselle), le groupe veut croire qu'il peut rendre la plupart de ses usines européennes très productives en développant l'automatisation. S'IMPLANTER EN INDE Chaque année, Michelin investi entre 1,3 et 1,4 milliard d'euros pas an et il prévoit d'accélérer le rythme. D'ores et déjà, il va " plus que doubler " sa capacité dans les pneus poids lourds de son usine de Shenyang, l'un de ses trois sites de production en Chine. Sans donner de chiffre précis, l'investissement représente plusieurs centaines de millions d'euros. Il a déjà investi 400 millions d'euros dans le pays où il emploie quelque 5 500 salariés. L'extension de Shenyang devrait s'achever au plus tard début 2010. Michelin compte aussi se développer en Chine dans le secteur des deux roues, dont il est actuellement absent, alors que des millions de vélos et de scooters électriques circulent dans les villes chinoises. Plus largement en Asie, Michelin veut occuper à long terme une part de marché équivalente à celle qu'il détient au niveau mondial, environ 20 %. Demain, ce pourrait être aussi l'Inde. Michel Rollier va s'y rendre dans les prochaines semaines. " Nous regardons et nous développons notre présence commerciale. Pour l'instant, le marché du poids lourd en Inde est en retard par rapport à la Chine mais il faudra que nous soyons présents un jour ", reconnaît M. Rollier. Michelin tente de s'implanter dans ce pays, alors que sa coopération nouée en 2003 avec l'indien Apollo Tyres a tourné court. Pour se maintenir en tête, Michelin dépense environ chaque année 600 millions d'euros en recherche et développement. Il tente de réduire au maximum le délai de mise sur le marché d'un nouveau pneu. Entre la recherche, le pré-développement et le développement pur, il faut compter entre huit et neuf ans. " Il y a encore quelques années, il fallait quatorze ans. Au total, entre 2005 et 2010, nous aurons divisé ce délai de plus de 50 % ", affirme Didier Miraton, cogérant du groupe. Face à l'augmentation rapide du parc automobile mondial, qui devrait atteindre, selon Michelin 1,6 milliard de véhicules en 2030 contre 850 millions aujourd'hui, le manufacturier parie sur son savoir-faire en matière de " pneus verts ", qui permettent de réduire la résistance au roulement et donc la consommation. Précurseur sur ce marché, Michelin veut promouvoir ces pneus à forte marge en plaidant pour l'instauration d'un label écologique européen, " d'ici un à trois ans ", espère M. Miraton. Un créneau auquel croient certains analystes. Credit Suisse a récemment relevé ses objectifs sur le cours de l'action Michelin, estimant que le groupe va profiter de la réglementation européenne sur les émissions de CO2. Nathalie Brafman

4 novembre 2007

L'Etat employeur-producteur recule tandis que l'Etat redistributeur s'étend.

En 1985, au maximum de l'expansion du secteur public, 3 058 entreprises étaient détenues par l'Etat et elles employaient 1 856 000 personnes, soit 10,5 % des salariés. En 2005, ces entreprises n'étaient plus que 1 143 avec 864 000 employés, soit 3,9 % des salariés. Depuis vingt ans, le poids de l'Etat a donc fortement reculé en tant qu'employeur et producteur. L'Etat redistributeur: L'activité des pouvoirs publics consiste en effet notamment à percevoir de l'argent sous forme de taxes, d'impôts ou de cotisations sociales, pour le rendre immédiatement aux ménages et aux entreprises (mais pas forcément les mêmes que ceux qui avaient été taxés initialement) sous la forme de prestations sociales ou de subventions. En 2006, l'Etat n'a utilisé qu'un peu plus du tiers des prélèvements obligatoires pour son propre fonctionnement, comme en 1959. Il y a cinquante ans, ces prélèvements représentaient en tout un peu moins du tiers des richesses produites ; aujourd'hui, avec 46 % du PIB, on s'approche de la moitié. La part des impôts sur la production (essentiellement la TVA et les droits de douane) a légèrement fléchi, passant de 17 % du PIB en 1959 à 15 % aujourd'hui. Tandis que les impôts sur le revenu et le patrimoine (surtout l'impôt sur le revenu des ménages et celui sur les bénéfices des entreprises, ainsi que la contribution sociale généralisée, CSG) sont passés de 6 % du PIB à 12 %, un doublement. Les cotisations sociales forment le plus gros morceau, avec 18 % du PIB, alors qu'elles ne pesaient que 10 % en 1959. Leur niveau a cependant sensiblement diminué depuis 1996, où elles avaient culminé à 21 % du PIB, du fait du basculement d'une part croissante du financement de la protection sociale vers l'impôt, via la CSG. Cette hausse de la part des prélèvements obligatoires dans le PIB est un phénomène que connaissent tous les pays développés. Dans des sociétés et des économies de plus en plus complexes, et donc fragiles, il faut corriger de plus en plus souvent les défaillances du marché et fournir de plus en plus de " biens publics ", comme disent les économistes : sécurité physique et juridique, qualité de l'infrastructure et de l'environnement... Les dépenses publiques ont excédé les recettes de l'Etat pendant 34 des 48 dernières années. Si les dépenses financées par ces déficits servent à doper la croissance, cela ne pose pas de problème : les recettes qui découlent de cette croissance permettent de rembourser les emprunts antérieurs. Les entreprises fonctionnent d'ailleurs de la même façon : elles ont aussi été en " déficit " pendant 43 des 48 dernières années, ayant recours à l'épargne des ménages pour se financer. Mais avec le ralentissement de la croissance, ce cercle vertueux ne s'est pas mis en place et la dette publique a explosé, au point d'atteindre 64 % du produit intérieur brut (PIB) en 2006.

Mondialisation et emploi

" La communauté économique mondiale et les décideurs dans les gouvernements et les institutions internationales n'ont pas encore bien compris la transformation économique la plus importante de cette période de mondialisation : le doublement de la force de travail mondiale ", assène Richard Freeman, professeur à Harvard. S'appuyant sur les données de l'Organisation internationale du travail (OIT), il montre qu'avec l'arrivée de la Chine, de l'Inde et de l'ex-URSS dans le capitalisme contemporain, l'offre de travail à disposition sur le marché mondial est passée d'un milliard et demi de personnes à quasiment trois milliards. Un doublement. Ces nouveaux arrivants ont apporté une main-d'oeuvre industrielle à bas prix : le coût horaire moyen d'un salarié de l'industrie était à 23 dollars aux Etats-Unis en 2004, 30 dollars dans la zone euro, un peu plus de 8 dollars dans les pays émergents d'Asie de première génération (Corée du Sud, Hongkong, Singapour, Taiwan), 3 dollars au Brésil et... moins d'un dollar en Chine et en Inde. Dans ce dernier pays, un ingénieur débutant dans le secteur des télécoms coûte 7 000 euros... par an. Certes, un paysan chinois ou un jeune diplômé indien offre un niveau de productivité plus faible qu'un salarié qualifié du Nord. Mais il est tout de même suffisant pour produire de manière compétitive, compte tenu des salaires pratiqués. De quoi répondre aux exigences des entreprises des vieux pays industrialisés qui souhaitent délocaliser une partie de leur production ou sous-traiter des services informatiques ou encore développer une offre locale. Cette concurrence alimente alors une forte pression sur les marchés du travail, un peu partout dans le monde. Perdants et gagnants au Sud Les pays du Sud qui se sont spécialisés dans l'industrie textile pour assurer leur insertion internationale ont vite compris, après la suppression des quotas textiles internationaux au 1er janvier 2005, la puissance de la déferlante chinoise et indienne. Le Maghreb, l'Amérique centrale et la Corée du Sud ont le plus souffert de la situation, fortement concurrencés par l'offre de vêtements, de tissus et de fils en provenance de Chine, d'Inde, mais aussi du Bangladesh ou du Sri Lanka." L'habillement est une industrie légère où le coût salarial, de 20 % à 35 % des coûts totaux, est important pour la compétitivité. Cela donne un avantage à la Chine, où le salaire horaire est de 0,25 euro, contre 1,2 en Turquie, 0,7 en Tunisie, 0,5 en Roumanie ", explique Jean-Raphaël Chaponnière, expert de l'Agence française de développement (1).